TRANSITION CITOYENNE

la voix en friche

Constat: La crise du climat impacte notre Planète, l’effondrement d’écosystèmes réduit notre Biodiversité et menace du pire. Les effets des crises dont celle du climat ouvrent la question de notre sécurité alimentaire, malmènent grandement les processus de paix dans ce monde….

Il y a urgence donc à traiter la question appelée justice climatique. C’est à dire  mettre en œuvre une aide des pays occidentaux (grands émetteurs de CO2 depuis l’extraction du charbon) vers les pays du sud. Ceux-ci subissent déjà de plein fouet cette crise climatique. Un humanisme intégré implique de porter aide aux habitants, aux peuples les plus fragilisés par nos activités énergivores.

La Transition, des étapes: Définir le Climat comme un Bien Commun mondial à sauver coûte que coûte veut donc dire entrer dans une dynamique de coopération collective, où le tous ensemble responsable prime sur le commerce à tout va, l’individualisme. Sobriété des biens, sobriété des déplacements, sobriété des services à fort bilan carbone voilà où notre tous ensemble gagnerait à aller !

Des Initiatives Citoyennes, des Entreprises et des Collectivités éclairées optent pour la coopération afin que leur territoire devienne plus autonome en énergie, plus autonome en alimentation, permette une meilleure autonomie de chacun. Chercher à moins dépendre des ressources limitées, restreindre ses déchets, respecter le Vivant dans ses achats et ses actes, développer les formes de sociabilité de qualité… voilà un carnet de route de Transition pour l’ensemble des habitants de chaque territoire.

Mais le mouvement est lent, car bien sûr il y a des logiques qui freinent et aimeraient empêcher cette sortie du « système actuel d’extraction sans limite ».  Pourtant il est plus que temps de mettre en place les étapes ( dite La Transition) pour aller d’un bilan haut carbone vers un bilan bas carbone par territoire, par région, par État et pour l’ensemble de la Planète comme le prévoit la COP21 !

Mouvements citoyens en marche: Les voix citoyennes, les mouvements citoyens pour la Transition sont à l’œuvre activement dans ce sens avec leurs moyens, avec détermination.

Mais ces mouvements citoyens gagneraient beaucoup à se relier, à trouver un dénominateur commun qui leur donnerait plus de puissance symbolique, plus de force de conviction juste et entrainante. Le dénominateur commun qui relie les entreprises est le Pouvoir Économique avec le marché, la monnaie, le marketing. Celui qui identifie chaque État est le Pouvoir Politique avec la constitution de l’État de Droit,  les institutions pour la santé, l’éducation, l’environnement, la démocratie… et l’armée.

Les Mouvements Citoyens de part le monde cultivent l’Humanisme dans ses diverses formes, ils renouvellent à chaque génération le sens et le contrat social du vivre ensemble. C’est un Pouvoir Culturel laïque. C’est un pouvoir qui compte sur les capacités d’empathie de chacun pour se déployer.

Les pouvoirs économiques et politiques dominants sont construits avec une hiérarchie très pyramidale, un sens de la compétition exacerbé, un sens de la domination sur le vivant suicidaire.

Les mouvements citoyens font dans la biodiversité culturelle, dans les écosystèmes culturels territoriaux, aussi leur liant  forcément culturel, non pyramidal, devrait permettre une mise en réseau très dynamique, voire ludique.

Trouver une pratique vivante qui caractérise et relie  les mouvements citoyens de ce monde : Existerait-il un liant qui permette à cette diversité citoyenne, humaniste créative, de se relier du local au global, de partager une expérience concrète qui fait sens pour notre Humanité planétaire à venir ? Un dénominateur qui signerait notre existence d’êtres vivants parmi le Vivant. Une matrice qui serait déclinable par son universalisme, parlant aussi bien aux peuples premiers, qu’aux communautés du monde, qu’aux internautes branchés.

Existe-il une pratique culturelle vivifiante et un symbole fort qui acte le fait que les humains deviennent conscients d’une destinée commune. Une destinée planétaire où chacun compte et apporte sa singularité, où chaque territoire compte avec sa culture, où l’ouverture au monde et à la coopération sont à nourrir, à déployer, à fêter le plus possible… ?

Proposition :  la voix-le chant pourrait-il devenir ce liant, devenir un Bien Commun humain vibrant et jubilatoire à ancrer ? La voix investie ( lien à soi), le chant commun déployé ( liens aux autres ), le vibrant des harmoniques ( lien à nos corps fréquentiels-au monde vibratoire), tissent un réseau très puissant de liens au Vivant et à l’Universel qui nous constituent.

L’activité chant commun et son extra-ordinaire patrimoine de par le monde, pourrait-elle devenir la pratique partagée, la médiatrice, le dénominateur commun. En un mot devenir le symbole, clé de voûte lisible de tous, qui relie et caractérise l’ensemble mondial des Mouvements Citoyens pour la Transition vers le bas carbone !

Pour les mouvements de Transition Citoyenne, le chant commun pourrait être une magnifique matrice à partager, à essaimer, à décliner dans sa diversité. Cela pour tous, pour toutes les langues des territoires locaux aux territoires nationaux, continentaux, planétaire.. Chacun décline sa voix, les mouvements citoyens déclinent leurs chants.

Chanter la polyphonie a capella pourrait devenir le Bien Commun universel et culturel à pratiquer, à partager pour nourrir ensemble les mouvements citoyens de la Terre et faire de nous des Terriens apaisés, résilients, confiants, coopératifs afin de penser et passer les épreuves vers le « bas carbone » !

Mieux tout en irriguant et reliant la Transition Citoyenne du local au global en chantant, cette ambassadrice de la vie qu’est la voix chantée peut aider chacun à entrer en transition à son rythme.

Voire ne pas y entrer mais sans être exclu pour autant. Aucune personne ne peut être exclue du chant ( qui relie à la vie) qu’il soit chanteur débutant ou simplement auditeur. Ne peut être exclue du chant par ses difficultés à entrer dans une citoyenneté au monde. Construire et relier un grand mouvement citoyen non pas idéologique, mais un mouvement citoyen émouvant par le chant, qui reste ouvert de ce fait  à ceux qui sont le plus farouchement opposé au changement, tel est bien l’enjeu difficile d’un Humanisme écologique inclusif.

Perspective : Est-il possible d’affirmer que le chant commun est le code source concret et le symbole par excellence d’une multitude de passerelles pour relier les Mouvements Citoyens Humanistes à notre Terre Mère et à notre Terre -Patrie ? En même temps la voix-le chant comme Bien commun Universel permet de relier tout habitant à la communauté humaine de cette Terre !

A quand des compositions  chorales contemporaines a capella (sans amplification électrique pour le son) pour dire nos émotions à quitter un modèle confortable mais irresponsable. Musiques chorales à créer où le convivial et le festif s’invitent pleinement à la démarche de transition  quelque soit  nos territoires, nos langues, nos différences dans ce monde ? !

A quand des partitions chorales contemporaines qui ancrent au plus profond de nos dynamiques collectives nos capacités d’humanisme citoyen, pluriel, local et global, face à l’incertitude et la confusion grandissantes  pour nous aider à dessiner un avenir collectif visible et désirable ?

18 février 2016

lesvoixfontpasserelles.fr

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