Archives quotidiennes :

TOUT PEUT CHANGER, capitalisme et changement climatique

9782330047849Le dernier livre de Naomie Klein permet de mieux comprendre  pourquoi depuis les années 1990, si peu de choses ont réellement été décidé par les instances gouvernementales du monde, pour résoudre au mieux la crise climatique qui s’annonçait.

Aujourd’hui nous sommes au bord d’un emballement de la crise climatique. « Ouououououh la! la! lalalala… !!

L’auteure montre comment l’OMC (Organisme Mondial du Commerce) a put mettre en place des règles contraignantes pour libérer le commerce, sans jamais se soucier du climat. Comment les Nations Unies ont mis en place des Directives pas vraiment contraignantes donc peu efficace pour limiter la crise du climat.  C’est le système économique actuel, ce « capitalisme-logiciel dominant » qui n’a cessé de promouvoir « le commerce avant le climat », l’armement avant la paix.

Cinq années de travail très documenté lui permette aujourd’hui d’affirmer avec d’autres, que c’est la structure même du capitalisme qui a produit la crise climatique. Ce système économique, nous l’avons tellement bien intégré dans nos mentalités, que se pose la question comment « se sortir » de ce modèle dominant,  néfaste pour notre avenir ?

Un chapitre  « Perpétuer la vie, de l’extraction à la régénération », très émouvant puisqu’il y est aussi question de la difficulté de procréer pour de plus en plus de couples d’aujourd’hui, est la motivation de sa démarche. … «  en chemin, mon regard a changé. Non pas que j’aie pris contact avec le Déesse Mère en moi ; en fait, j’ai graduellement pris conscience que la Terre est effectivement notre mère à tous, mais que, loin d’être une figure mythique incarnant la création et l’abondance, elle vit elle-même une grande crise de fertilité. Les activités industrielles, en effet,  ont des répercussions majeures sur ses processus naturels de régénération, des cycles du sol aux régimes des précipitations. Et l’humain n’est pas seul aux prises avec des troubles de fertilité : très nombreuses sont les espèces qui peinent à se reproduire et, plus encore, à protéger leur progéniture dans un environnement de plus en plus hostile.

Sur une note plus optimiste, j’ai peu à peu réalisé que les ingénieux mécanismes de procréation et de régénération de la Terre et de ses habitants pourraient s’inscrire au cœur du nouveau paradigme qui remplacerait le modèle extractiviste reposant sur la domination et le pillage des écosystèmes (1) p. 478.

Dans sa conclusion, comme pour la communauté des scientifiques du GIEC pour le Climat, Naomie Klein dit que nous avons « juste assez de temps pour réaliser l’impossible » : éviter l’emballement climatique.

C’est à dire nous préparer individuellement et collectivement à la prochaine grande crise financière, pour en sortir cette  fois, « une fois pour toute », sans compromis. Nous réunir, pour faire dans l’intelligence collective, donner un autre statut à la monnaie, avec chacun sa voie pour changer.

Nous rassembler pour préparer,  soutenir, nous accorder, puis exiger la mise en place de tous les règlements mondiaux contraignants cette fois,  nécessaires à la préservation de tous nos Biens Communs vitaux, dont le climat est l’urgence incontournable, les processus de paix une nécessité pour notre Humanité.

Pas facile que tout cela,  peut être que chanter ensemble pour le climat nous aiderait ?

(1) Naomie Klein, Tout peut changer, mars 2015, Actes Sud.

lesvoixfontpasserelles©

88x31

L’oxygène de l’air, c’est vital pour notre souffle !

la voix en friche

En 1987, une femme médecin, citoyenne du monde, écrit précisément l’importance de la qualité de l’air pour nous autres, êtres humains, pour nos écosystèmes, pour le climat …

Mais, …nous « ne manquons pas d’air »  d’oublier  cela…!

Le chant a besoin de souffle. Le souffle est fait de l’air qui nous entoure. Chanter c’est mettre en vibration une toute petite quantité d’air, pour du son…

« L’homme dépend de façon très étroite de son environnement : privé de nourriture sa survie est d’environ trois semaines; privé d’eau, de trois jours; privé d’air, de trois minutes…

La composition de notre atmosphère s’est modifiée de façon considérable depuis que la terre existe.

Aujourd’hui la part de gaz primitif est négligeable. L’enrichissement progressif de l’atmosphère en oxygène, sans lequel nous ne pouvons vivre, résulte de l’apparition de la vie végétale et de l’activité de la chlorophylle, laquelle, sous l’action de la lumière solaire, absorbe le gaz carbonique (CO2) et libère l’oxygène (O2). Peu à peu, au cours de millions d’années, l’atmosphère s’est appauvrie en gaz carbonique et enrichie en oxygène. La composition de l’air continue à se modifier de nos jours, mais en sens inverse. En effet la plupart des processus libérateurs d’énergie reposent sur une combustion, autrement dit sur une consommation d’oxygène avec production de gaz carbonique.

Ainsi en est-il du travail humain, de celui d’une machine à vapeur, d’un moteur automobile ou d’avion, ou encore du chauffage de nos maisons. Si l’on pense qu’une automobile qui parcours 1000km emploie autant d’oxygène qu’un homme fournissant un travail physique pendant un an, qu’un avion moyen en consomme 100 fois plus pour le même trajet, on comprend que de nos jours, l’équilibre réalisé depuis des milliers d’années entre la production de gaz carbonique par les végétaux, les animaux, dont l’homme, et la régénération de l’oxygène par les plantes vertes soit compromis et cela de plus en plus depuis cinquante ans.

Ainsi les 100 millions de véhicules qui circulent aux États-Unis consomment-ils environ deux fois plus d’oxygène que ce que peut régénérer l’ensemble des plantes vertes de tout le continent nord américain » (page 164).

Dr Catherine Kousmine, Sauvez votre corps, 1987, ed. Robert Laffont.

lesvoixfontpasserelles©

88x31